
Car une fois par année, cette ville sainte abrite la plus grande foire aux chameaux du monde. Mon guide parle de 200'000 personnes et 50'000 chameaux et têtes de bétail. Alors, "Comment c'était?". D'abord, la ville. Elle est touristique, très touristique. De plus, fait classique mais jusqu'ici inexpliqué par nos vaillantes tentatives, le Rajasthan est un havre pour touristes français. Ainsi, comme à Jaisalmer, on entend fréquemment des marchands sortir une phrase préfabriquée en français pour harponner du client.

Autre aspect, cette ville est le coin "parfait" pour le shopping touristique. Le long de la rue principale, les échoppes s'enchaînent par dizaines et ce ne sont pas les locaux qui y font leur courses... Mais bon, arrêtons d'être médisants, nous aussi, on en profite... Autre piège à touristes, le lac sacré, où nombre de soi-disants prêtres hindous n'hésitent pas à prendre la proie par le bras pour effectuer un condensé de *puja* (cérémonie d'offrande) et faire promettre dans le feu de l'action de donner des roupies en l'échange de points de karma... Cela dit, la ferveur hindoue, elle, est authentique et omniprésente, si bien qu'il est interdit à Pushkar de manger de la viande, des oeufs et de boire de l'alcool.

Voici donc ce Rajasthan un peu prémâché, pas comme les ruelles de la vieille ville de Jodhpur, les minuscules villages autour de Jaisalmer ou les rues poussièreuses de la plus grande Bikaner. Parlons maintenant du meilleur : la camel fair. Elle dure 10 jours au total et nous y étions au début. Pourtant les dimensions sont déjà impressionantes et on peut y déambuler une après-midi au milieu des chameaux, des chevaux et des buffles. Ici les chameliers ne parlent en général pas un mot d'anglais. Mais on comprend tout de même lorsqu'ils proposent de faire un tour dans la foire et on leur dit gentiment à l'aide de quelques gestes et sourires qu'on est pas intéressé... Sinon, à droite à gauche, ça négocie le prix des chameaux. Oui, parce qu'en dehors de la curiosité touristique, cette foire accueille avant tout des gens qui font du commerce pour leur subsistance!

Dimanche soir, dernier retour à Delhi de 2007, à quatre dans des compartiments pour deux!
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